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Nouvelle-Zélande - Ile du Sud


de Fabio Anaëlle Louen, 13-03-2006

Version corrigée : voici les dernières nouvelles de NZ -


Aujourd’hui, nous sommes à Christchurch et c’est la fin de notre voyage en Nouvelle-Zélande.
Si on n’avait pas envie d’aller voir les kangourous en Australie, on resterait bien ici encore plus longtemps car c’est vraiment super. D’abord, parce qu’on dort souvent dans des campings où il y a des jeux et des trampolines et surtout parce que c’est très beau et qu’on voit plein d’animaux. Mais, commençons par le début : notre arrivée dans l’île du Sud.

On a pris un Ferry à Wellington sur l’île du Nord. Le Ferry était énorme. On est entré dedans avec la voiture et il y avait avant nous, plein de camions et de camping cars. C’était très impressionnant. A l’intérieur il y a des bars, des restaurants, de la moquette, des magasins, des toilettes et des espaces pour les enfants avec des jeux mais aussi une télévision avec des dessins animés. Au début, on était tous dehors sur le pont. Dessus, il y a des canots de sauvetages partout et des bouées pour ceux qui tombent à l’eau. En général, on vous rassure, personne ne tombe ou saute car c’est très haut et tout le monde sait que l’eau est froide. Papa et Fabio regardaient la mer pour voir s’il y a avait des baleines et nous, le paysage et les oiseaux qui défilaient à côté du Ferry.
Dès qu’on est sorti de la baie le vent s’est mis à souffler très fort, il y avait de grandes vagues et il faisait froid alors après avoir joué à tenir debout tout penché et en écartant les bras, on est finalement rentré à l’intérieur tout frigorifié avec Maman. Papa lui est resté dehors. « Pour voir le paysage et les baleines » disait-il mais, en fait, nous, on pense que c’est parce qu’il a le mal de mer à l’intérieur. Il est rigolo, il dit toujours qu’il aimerait bien avoir un bateau à voile et dès qu’il monte sur un bateau, il a le mal de mer. A la fin, il nous a appelé pour qu’on vienne le rejoindre sur le pont. Ce n’était pas pour une baleine mais cela valait le coup quand même. On entrait dans le fjord de Picton. Ici, ils appellent cela des « Sounds ». On avait déjà dû vous expliquer ce qu’était un fjord au Canada. C’est une vallée qui a été creusée à l’époque glaciaire par un glacier qui avançait vers la mer. Maintenant, il n’y a plus de glacier mais simplement la mer qui rentre à l’intérieur des terres. Regardez les photos c’est très beau. L’eau est très claire et plutôt froide. A notre arrivée à Picton, on s’est promené dans des beaux jardins. Il y avait des palmiers et un superbe port. Depuis l’un des pontons, on a vu une raie de plus d’un mètre de diamètre qui passaient sous les bateaux. Elle a sorti le bout de son aile… euh de sa nageoire, histoire de nous dire bienvenue dans l’île du Sud. Ca commençait bien !

Le lendemain, on a visité un peu les Sounds en voiture et il faut avouer que c’est vachement moins bien qu’en bateau. Là, c’était nous qui étions malades. Ca tourne dans tous les sens, ça monte, redescend et Maman crie « attention » tous les dix mètres car Papa regarde plus le paysage que la route.
Ensuite, on est allé chez des Servas. Cette fois-ci, c’était des hollandais qui habitent en Nouvelle Zélande depuis longtemps. Ils ont des enfants plus grands que nous mais c’était bien quand même car il y avait plein de jeux et un immense jardin. Et comme partout en Nouvelle-Zélande, bien sûr, un trampoline. Louen a même trouvé un skate board. René, le papa, lui avait bien dit qu’il pouvait en faire mais qu’il n’avait pas le droit de tomber. Raté, Louen s’est étalé et comme il était pieds nus (il a bien pris l’habitude des kiwis !), il s’est râpé le pied et bien sûr, il n’a pas pu mettre de chaussures pendant plusieurs jours. Quand on se baladait, soit Papa ou Maman le portaient, soit il essayait de remettre des chaussures mais en général, il finit par arracher la croûte, du coup il ne met plus de chaussures etc.… Bref, il est toujours pieds nus !
Pas loin, on a fait une balade dans une forêt de pins pour descendre sur une belle plage de sable. Il y avait des jeunes qui essayaient le surf dans les vagues. Nous on a joué tous ensemble au rugby sur la plage. On a bien rigolé et Louen était recouvert de sable de la tête aux pieds. Mais le top à Tuamarina, c’était la fête de l’école. Vous savez ce qu’ils organisent ici pour faire des sous pour les enfants ? … Un rodéo. Si, si. On voulait en voir un en Amérique mais c’est en Nouvelle-Zélande qu’on la vu. Il y a une immense arène avec des grosses barrières en barbelé pour protéger les spectateurs. Il y a une entrée où l’on enferme un cheval non dressé ou un taureau, avec une sangle qui lui passe sur son zizi et qu’il lui fait très mal. Le cavalier s’assied dessus et hop ! On ouvre la barrière. Le cheval ou le taureau bondit dans tous les sens et on compte les secondes pendant lesquels le cow-boy est capable de tenir dessus. En général, il finit par faire un vol plané. D’autres cow-boys viennent ensuite l’aider pour sortir et faire sortir le monstre. Autour, il y a plein de monde, des stands, de vieux tracteurs et des manèges pour les enfants. On en a profité aussi ! Bref, on s’est bien amusé. C’est promis, si on fait du cheval, on fera attention de ne pas passer une sangle là où il ne faut pas !

Kaikoura

Bon, le rodéo c’est bien mais on n’est pas venu pour cela en NZ. On a donc repris la route pour aller à Kaikoura. Alors là, c’était génial, il y avait plein de phoques. On a fait une immense balade dans les rochers. Il y en avait plein autour de nous. Ce sont des phoques à fourrure. Il y avait même des petits qui jouaient dans des piscines naturelles au milieu des rochers. Les grands eux, ils roupillent la plupart du temps et quand ils jouent, c’est dans l’eau. Quelques fois, ils se laissent rouler dans les vagues ou ils plongent et mettent la tête en bas, on voit alors que leurs deux pâtes de derrière en forme de queue qui dépassent. C’est rigolo.
Pendant cette balade, on a scruté pas mal l’horizon avec les jumelles car il y avait des bateaux avec des touristes, qui eux ont des sous, qui partaient voir les baleines. Et bien finalement, Fabio et Papa ont réussi à en voir. C’étaient des orques, l’un deux surfaient derrière un bateau comme sur la carte postale de l’office du tourisme. Si les orques sont à Kaikoura ce n’est pas pour admirer les phoques comme nous mais pour les manger.

Notre camping était au bord d’une grande plage de sable avec des énormes rouleaux qui arrivaient dessus. En guise de jeux, il y avait un vrai bateau en bois accroché aux branches d’un arbre par des chaînes. On se mettaient dessus pour le faire balancer et jouer à faire le tour du monde en bateau avec un enfant : Louen. Des fois, il râle car souvent dans nos jeux c’est lui le bébé et il en a marre. Sinon, il y avait une tyrolienne. Papa a essayé : il est arrivé au bout à fond et tout secoué. Du coup, nous on en a fait mais avec un parent qui courrait en dessous pour tenir la corde pour ralentir à l’arrivée.
Au camping, on a loué une canne à pêche très grande, avec un gros moulinet et on est allé pécher dans les vagues. Sur les hameçons, on mettait des morceaux de calamars et ensuite avec un grand mouvement de bras, Papa envoyait le poids qui entraînait le fil jusqu’au dessus des vagues. En revanche, comme les vagues étaient énormes, au bout d’un moment, tout revenait sur la plage. Papa et Fabio sont revenus trempés à force de s’approcher des rouleaux. Une fois, la canne qu’ils plantaient sur la plage, a failli se faire emporter. A la fin, un gros poisson a mordu et Papa a essayé de le ramener en tirant de toutes ses forces à droite et à gauche, en allant vers l’eau, à l’arrière mais rien n’y a fait. Louen dit que c’était un requin. Finalement, tout a cassé et on a mangé du riz avec une boite de thon !
Mais le top, c’était de l’autre côté des vagues, dans la baie. Il y avait des dauphins, les animaux préférés de Fabio. Aux jumelles, on les voyait bien. Ils venaient parfois à quelques centaines de mètres de la plage. On les a vu sauter et faire même des sauts périlleux comme dans les parcs d’attraction. Mais là, c’était mieux car c’était pour de vrai !
Ensuite, on est parti dans les montagnes pour passer du côté ouest de l’île du sud. On a fait cela en plusieurs jours. Papa et Maman nous ont fait la surprise de s’arrêter à Hammer Spring. C’est une station de ski (pas la saison) mais aussi un centre thermal. Il y a tout un complexe extérieur avec des piscines d’eau très chaude. C’était moins classe qu’au Costa Rica mais cela fait du bien quand même car ça fait un moment qu’on se baigne plus. L’eau est vraiment trop froide. C’était aussi, le jour de carnaval. Alors, on s’est déguisé mais on n’a pas eu le temps de faire grand chose car il fallait repartir. Fabio était déguisé en papillon. Anaëlle en fermière et Louen comme d’habitude en Spider Man. On était quand même un peu triste et on a pensé à tous nos copains et copines qui devaient faire une fête du tonnerre.

En route pour les glaciers

A part ça, dans les montagnes tant qu’on est du côté est, ce sont des collines brûlées par le soleil avec des moutons partout. Les Néo Zélandais les élèvent pour la laine. Pour la même raison, il y a des lamas qui viennent d’Amérique du Sud. On a vu aussi beaucoup d’élevages de biches et de cerfs qu’ils élèvent pour la viande. Ensuite quand on passe côté ouest, tout change. La végétation est abondante et il y a des immenses forêts avec plein de fougères et même des palmiers. On a fait de belles balades aussi sur les plages et sur des falaises entre deux averses. En général, on garde un œil sur la mer pour voir s’il n’y a pas un dauphin qui traîne mais là, on a rien vu. C’était simplement que des beaux paysages.
En revanche, on a vu nos premiers panneaux vraiment rigolos au bord des routes. Par exemple, attention traversée de manchots sur 10 km, pareil pour les kiwis… Du coup, on en a acheté pour en ramener en souvenir.

Les glaciers

On est finalement arrivé dans la région des glaciers. Comme tous les camping, les motels et les auberges de jeunesse étaient tous pleins, on a atterri à la campagne, dans un cottage dit : « top luxe pas le choix sinon on dort dehors ». Une vraie maison pour nous, près d’une ferme sympa, avec de vraies chambres, une grande cuisine et une salle de bain avec une baignoire. Bref, le bonheur ! On était tellement bien qu’on est resté plusieurs jours. A la ferme, Louen s’est fait un copain du même âge avec lequel il a joué au rugby dans l’herbe… pieds nus, bien sûr ! Il y avait aussi plein de petits chiots tout mignons qui venaient de naître, des poules, des canards, des vaches, une vraie ferme quoi. On a profité de la cuisine aussi et on a même fait des gâteaux avec Papa selon la recette de Fabio et des crêpes selon celle de Maman.
Comme vous pourrez vous en doutez, on a quand même fait de la rando pour aller voir les glaciers. Pour l’occasion, on a ressorti les grosses polaires et même les gants car quand on arrive vers la glace même avec le soleil, il ne fait pas chaud. Les glaciers descendent des montagnes jusque dans le bush et s’arrête à 400 m d’altitude. On n’a donc pas à monter en haute montagne pour les voir. Maman nous a expliqué que c’est de la neige qui s’est accumulée en haut pendant des millions d’années et qui sous le poids forme de la glace qui avance dans la vallée en glissant sur l’eau qui circule en dessous. Elle entraîne même avec elle des rochers. C’est comme cela d’ailleurs qu’elle a creusé la vallée. A Lyon, le gros caillou de la Croix Rousse est arrivé de la même manière, poussé par un glacier. On appelle cela une moraine.
Quand on est à côté, on ne se rend pas bien compte car rien ne bouge. Mais, si on regarde dans le détail, on voit que devant lui, il y a des rochers et qu’après midi, il y a de la glace qui craque et qui tombe en avant, dans le torrent qui s’écoule en dessous. Grâce à des photos, on a pu constater que ces glaciers sont beaucoup plus petits qu’au siècle dernier. On a marché sur un sentier qui avant, était recouvert de glace. En revanche, malgré le réchauffement de la planète, depuis 1970 ils ont avancé.
Louen était un peu déçu car il espérait voir des gros craquements comme dans « l’Age de glace » mais surtout comme dans « Frères des Ours ».
Au pied des glaciers pendant que Papa et maman faisaient la sieste sur les pierres, nous on a fait des barrages dans les torrents. Et bien, c’est pas facile car l’eau est super froide et très propre, alors elle s’infiltre partout. Plus bas, on a fait une balade autour d’un lac où on devait voir le reflet des glaciers sur l’eau. Et bien, on n’a pas du tout vu ça mais une anguille de plus d’un mètre de long !

Un soir Papa et Fabio sont partis à la tombée de la nuit pour faire une balade en forêt, là où il y avait le panneau « attention kiwi ». Ils sont rentrés bredouilles et nous on dormait déjà. Il faut dire qu’ils ne sont pas faciles à voir, vu qu’ils vivent la nuit et bien sur la nuit, il fait noir et nous, on les voit pas. Ca se trouve, il y en avait plein autour d’eux. Pour les consoler, Maman a eu une idée. Louen a fait un superbe Kiwi en collage, pendant son école. Il est très beau ! A propos, les kiwis sont l’un des rares oiseaux au monde qui n’a même pas d’ailes.

Dunedin et Omaru

Et puis un matin, on est reparti très tôt pour repasser côté est direction « Dunedin ». Nous, on a dormi dans la voiture et on s’est réveillé pour le petit déjeuner en face d’un lac, en pleine montagne avec le lever du soleil. L’après-midi, on est arrivé à Dunedin, avec la pluie. Du coup, on a fait un musée d’art contemporain et s’était pour une fois, très sympa. Il y avait un artiste qui avait fait une grande œuvre sur un mur entier, avec plein de découpages et des dessins représentants son voyage dans les îles Cook. Il y avait aussi un petit classeur, style carnet de bord, avec ses souvenirs de vacances qui expliquaient son « tableau ». Cela nous a donné des idées. On fera peut être pareil à notre retour.
A Dunedin, pour s’occuper quand il pleut, ils ont aussi une usine de chocolat Cadbury. On l’a visitée et bien sûr, on est reparti avec plein de chocolats. Dans cette usine, pendant six mois, ils préparent des tonnes de chocolat pour Pâques et en une semaine tout est mangé !
Mais quand il pleut pas à Dunedin, il y aussi beaucoup de choses à voir : des albatros, des phoques, des otaries et des manchots.
Commençons par les albatros. Ce sont des oiseaux qui ressemblent à des mouettes mais en géant. Ils font plus de trois mètres d’envergure et ils arrivent à la taille d’un adulte quand ils sont debout sur la terre ferme. D’ailleurs, ils n’y sont pas souvent, sur la terre ferme. Ils passent 80 % de leur vie en mer où ils chassent et dorment, tournant globalement autour de l’antarctique en suivant les courants. Ils parcourent 500 km en moyenne par jour, sans trop se fatiguer, juste en utilisant le vent et en écartant les ailes.
En revanche bien sûr, ils pondent leurs œufs et nourrissent leurs bébés à terre et c’est là qu’on peut les observer. La plupart des sites d’albatros sont sur des îles perdues en mer mais il y en a un sur une presqu’île près de Dunedin. C’est là qu’on est allé. Il faut avouer qu’on en a vu plus en photos ou empailler à l’exposition de centre d’information que sur le site lui-même, vu qu’ils sont toujours en mer. On en a quand même vu deux en vol et un bébé de six mois dans son nid. Avant de passer aux autres animaux : voici encore un truc rigolo à raconter. Quand le petit albatros a un peu plus de 8 mois, il est enfin capable de prendre son envol. Après plusieurs essais où il s’amuse juste à jouer avec le vent en écartant les ailes, sans vraiment décoller, il prend son envol et zou, il ne se repose sur terre que… 5 ans plus tard… pour trouver une compagne. La première fois qu’il revient à terre, là où il est né, comme il ne sait atterrir que sur la mer, il se prend un gros gadin ! Vlan ! Maman nous a dit qu’elle a enfin compris pourquoi l’albatros dans Bernard et Bianca (un vieux dessin animé des parents) faisait des atterrissages pas possibles. Demandez à vos parents de vous trouvez le film et vous comprendrez.

Après les grands albatros, passons aux manchots. Un de nos objectifs en Nouvelle-Zélande était d’en voir… Alors, il a bien fallu qu’on s’y colle et c’est vraiment super.
Tout d’abord pour que vous compreniez quelques choses à ce qu’on va raconter, il faut qu’on vous disent un peu comment cela fonctionne un pingouin, euh un manchot. Attention, les manchots et les pingouins, ce n’est pas du tout la même chose et souvent on dit pingouins pour les manchots. C’est sûrement à cause des anglais car eux ils disent « pinguins » pour les manchots. Les manchots vivent en Antarctique et ne volent pas, alors que les pingouins vivent en Arctique et volent, ils ont de vraies ailes et ne ressemblent pas beaucoup aux manchots. Eux, ils utilisent leurs ailes comme des nageoires pour nager super bien et vite. Ils utilisent leurs pieds pour avancer sur la terre en se dandinant d’un côté et de l’autre et en s’arrêtant de temps en temps pour nettoyer d’un coup de bec leur beau costume en queue de pie. « Pom podom pom pom podom pom pom podom».
Ce que vous savez peut être moins, c’est que les manchots passent leur temps dans l’eau à pêcher et ce, très loin des côtes. Ils peuvent même dormir sur l’eau. Comme les albatros, s’ils reviennent à terre, c’est pour faire et élever leurs petits, dans un nid spécial qui ressemble plutôt à un terrier. Et oui, un terrier… (Si vous n’êtes pas convaincu pour le terrier, Papa me souffle qu’il faut aller voir au parc des oiseaux dans les Dombes vers Lyon, il y en a). Toute la journée, les manchots pêchent et avalent du poisson. Le soir quand ils rentrent, ils en régurgitent (vomissent pour simplifier) dans le bec de leur petit qui les attendent dans leur terrier.
Du coup, pour nous qui n’allons pas dans l’eau pour les voir, il suffit de les guetter vers les terriers et d’attendre qu’ils sortent de l’eau. Et bien, c’est pas si simple que cela. Commençons par les« yellows eyes pinguins » ou plutôt les « manchots au tour de z’yeux jaunes ». Ils font environ 60cm, sont très beaux dans leur costume noir avec une chemise blanche, avec un maquillage jaune autour des yeux et une petit houppette au dessus de la tête… mais pour nous embêter, ils ne sortent de l’eau en fin d’après midi, un par un ou presque, sur une plage où il peut y avoir des otaries. Ici, ils appellent les otaries des « sea lions ». Ce n’est pas pour rien. En fait à cette saison, elles peuvent attaquer si on passe trop près d’elles. Elles n’ont pas peur de nous et en plus elles courent plus vite que nous. Ce n’est pas comme les phoques. Pour compliquer le tout, ces manchots sont super timides. S’ils vous voient sur la plage ou pas loin des terriers et bien ils ne sortent pas de l’eau. Et le résultat, vous, vous ne les voyez pas et le petit, il n’a pas à manger, voilà.
Il y a aussi une autre sorte de manchots, ce sont les « blue pinguins », les manchots bleus… Ce sont les plus petits du monde. 25 cm à 30 cm, pas plus, avec un costume pour enfant tout bleu et une chemise blanche, des petits yeux tout mignons et une démarche du tonnerre. Eux, ils sortent de l’eau pratiquement tous ensembles, dans l’obscurité quand la nuit arrive et ils repartent avant le lever du soleil. Leurs yeux n’aiment pas la lumière, en revanche, dans le noir, si vous, vous ne les voyez pas, eux ils vous voient. Bien sûr pas question d’y aller avec une lampe de poche sinon ils se sauvent et en plus cela peut leur faire mal aux yeux.
En résumé, comme disent les parents : « on y va mais ne pleurez pas si vous les voyez pas, hein ? »
Ok d’Ac, croix de bois, croix de fer, si on ne les voit pas on pleurera quand même car on est venu pour ça !

La chasse aux manchots timides :

La première fois, on a fait une petite rando à pied au milieu des dunes où on est descendu en courant à fond devant. Ensuite, arrivé sur la plage, on a laissé les parents devant pour guetter les otaries. Papa avait prévenu que si on se faisait charger, il s’occuperait de l’otarie le temps qu’on se sauve. Coup de bol, ce jour là il n’y en avait pas ou on ne les a pas vu. Ensuite, on a marché le long de la plage pour rejoindre enfin un petit sentier qui grimpait dans la colline, derrière les herbes hautes jusqu’à une cabane de guet. Là, on a attendu longtemps et on a scruté la plage sans rien voir jusqu’à enfin Papa s’aperçoive qu’il y avait un manchot aux yeux jaunes dans l’herbe devant son terrier dans la montagne et surtout pas sur la plage. Par où était-il arrivé ? A priori de nulle part. Il était déjà là. C’était un petit de 6 mois qui avait la taille d’un adulte. On était content, c’était notre premier manchot. En revanche, on est reparti un peu déçu car il n’a pas beaucoup bougé et il était un peu loin. La deuxième fois, près d’Oamaru, il faisait super froid avec beaucoup de vent. Les parents avaient emporté le pique nique pour qu’on puisse rester jusqu’avant la nuit derrière les herbes en haut de la colline qui surplombe la plage. Et bien là finalement, alors qu’on allait abandonner, on en a vu un puis un autre puis encore un autre. Ils arrivent sur la plage avec une vague, le ventre et la tête sur le sable. Et zou, il bascule et se redresse sur leurs pattes et pom pom pom podom, ils avancent sur le sable, d’ailleurs beaucoup plus rapidement qu’on ne le pensait. De là où on était, il nous fallait les jumelles pour bien les voir mais, avec leur maquillage jaune, c’est sûr, ils sont très beaux !

Les manchots bleus

La première fois c’était vers Dunedin, on est arrivé sur le site où il y a des terriers une demi heure avant qu’il fasse nuit. La journée, on était déjà venu pour regarder les terriers et on avait même aperçu au fond de l’un d’eux, un des petits.
On n’était bien sûr pas tout seul à attendre dans le froid. Il y avait plein de monde et aussi des volontaires qui sont là pour surveiller que personne n’utilise de flash ou de lampes etc. Tout le monde regarde les vagues qui arrivent mais à la fin même si nos yeux se sont habitués à l’obscurité on ne voit plus grands choses. Et tout d’un coup, hop, ils sont là, pouf sur le sable. On les devine plus qu’on les voit. Et ils avancent. Après, ils sont montés par un petit chemin et sont passés tout près de nous mais là ils faisaient déjà nuit et on voyait juste un peu du blanc de leur ventre. Si on faisait trop de bruit, hop, ils s’arrêtaient, faisaient mine de repartir. Chut, tout le monde ! Et hop, ils continuaient. Ils ont tous rejoint leur terrier sans qu’on ne les ait vu vraiment. Ensuite, on les entend eux et leur petit sans doute content de se retrouver. En résumé, c’était super mais on aurait bien voulu les voir plus.
Alors on y est retourné mais à un autre endroit. Et là, il y a une lumière d’une couleur que les manchots ne peuvent pas voir qui éclaire faiblement et du coup on les a mieux vu. Ils sont sortis en plusieurs vagues, une dizaine à la fois. Ils étaient tout mignons encore plus que nos doudous. Ils avançaient tout doucement la tête en avant en se dandinant. Ce sont les plus petits mais franchement, ce sont les plus beaux. Comme quoi les maquillages autour des yeux, hein !


Christchurch, Akaroa et les dauphins Hector

Maintenant nous sommes à Christchurch chez des Servas. Et on se prépare pour aller prendre l’avion pour l’Australie. Hier on a fait plusieurs balades l’une en ville et l’autre dans le quartier mais cette fois pas à pied on avait emprunté les trottinettes et les vélos des Servas. C’était très sympa. A Christchurch il y a plein de jardins, de beaux trottoirs, des rivières et pas beaucoup de voiture.
Les deux grands Lian et Ben ont le même âge que nous alors on s’amuse bien et le petit frère qui a un an est tout mignon. Un petit tout rond qui rigole tout le temps surtout quand Louen fait des galipettes. Bien sûr, ils ont un trampoline. Et pour finir, on est allé dans une réserve où enfin on a vu pour de vrai un Kiwi !
On a même eu une séance de Haka par un de leur copain. C’était très impressionnant.


Les deux jours d’avant, on les a passé à Akaora en bord de mer. Nous, dans la voiture, on regardait des films sur l’ordi. Les parents de temps en temps nous interrompaient pour nous dire : « regardez la vue là, comme c’est beau oh ! » Tu parles, nous on en avait marre. Ici, c’est beau partout et des paysages comme cela, ça fait trois semaines qu’on en voit alors… En revanche, en arrivant on a sorti notre nez de l’ordi car effectivement c’était rigolo, au village, il y avait des noms de rue en français, des drapeaux et des mots écrits en français. On était tout content de lire tout cela. En fait, c’est parce qu’un peu avant que les anglais arrivent là, ce sont des français qui on acheté des terres aux Maoris, il y a 150 ans.
Mais passons aux choses vraiment intéressantes. Le top, c’est qu’on est parti en bateau à voile dans la baie. Un beau bateau avec deux mats. Le capitaine était sympa, après les commentaires, il nous a laissé chanter dans le micro « il était un petit navire » et il nous a même accompagné à l’harmonica. En revanche, le clou du spectacle ce n’était pas nous. Non c’était les dauphins Hector. Et bien oui, on en a vu plein. Attirés par le bateau, ils sont venus sauter autour et nager juste sous l’avant du bateau … A fond. Ils étaient vraiment super près. On les voyait filer sous l’eau puis ressortir, bondir… Bref, le rêve quoi.

La Nouvelle-Zélande c’est vraiment top !

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